The Pathless Woods
Did you look for pleasure or
wonderment
when you went?
No, my eyes were tired. I went to
smell the variations of greens, the
faint ones, the rare ones, the light
ones.
They taught me new words and I
pinned them like medals on my coat.
I also remembered how to listen to
the wet dark earth between my
fingers and my toes.
A chorus of whispers and glistening
exclamations to fill my pockets.
Night faded in casting hovering stars
and I fell asleep in the pathless
woods.
Les Bois sans chemin
Avez-vous recherché le plaisir ou
l'émerveillement en y allant?
Non, mes yeux étaient fatigués.
J'y suis allée pour humer les
variations de verts, les plus
tendres, les plus rares, les plus
légers.
Ils m'ont appris de nouveaux mots
et je les ai épinglés comme des
médailles sur mon manteau. J'ai
cru entendre la terre noire et
humide entre mes doigts et mes
orteils: Un choeur de
chuchotements et d'exclamations
scintillantes à en remplir mes
poches. La nuit s'est évanouie
avec les étoiles flottantes et je me
suis endormie dans les bois sans
chemin.
The Valley of miracles
Meet me in the valley of miracles.
It won’t be crowded there,
No one goes very often.
Can we bring a picnic?
Even wine or cider?
Why not.
When was the first time you went?
I walked through it but I did not know then
It was the Valley of miracles.
Were you alone?
No, I saw you there,
You did not know
Why I was there.
We walked towards each other.
Whispers of blessings we heard.
Mesmerized with bliss we stood, our hearts
ointed with grace.
La Vallée des miracles
Viens me retrouver dans la vallée des
miracles.
Il n’y aura pas foule,
Personne n’y va souvent.
Et on peut apporter un
pique-nique ?
Du vin ou du cidre, peut-être ?
Pourquoi pas ?
Quand y es-tu allé pour la première fois ?
Je l’ai traversée, mais je ne savais pas alors,
que c’était la Vallée des miracles.
Étais-tu seul ? Non, je t’ai vu là,
Tu ne savais pas pourquoi j’étais là.
Nous nous sommes rapprochés.
Nous avons entendu des murmures de
bénédictions.
Envoûtés par le bonheur,
nous sommes restés là, le cœur rempli de
grâce.
Saint-Croix Island
I said :
Leave now, cross to the mainland
The frozen waves will guide you to your future.
They look fierce but I assure they will yield to your good faith, to
your noble intentions
Piece of cake
No you were not the piece of cake anymore when the frost seized
you, when the frost seized us.
In sweet sweat we marveled at the offering of your lush tall trees,
your grass, your bushes.
The star dotted firmament blue and black - deep promised us
dreams and insights
of what would come tomorrow next.
This, a fading hope we held as our bones and souls huddled in
death.
The sun dances upon your foliage
beams you a halo for the day.
A tall bird’s nest at your core, empty, maybe next Spring or
Summer’s
haven for the winged relève.
Poised you sit, delighted with the light breeze teasing brackish
waves to ripple.
Sea urchins, sand stones whisper, invoking your ghosts
Quietly, hello, hello?
Ghosts?
I see them, thousands now flickering and sparkling
through all and all ripples embracing you.
Île Sainte Croix
.J’ai dit :
Partez maintenant, traversez vers le continent.
Les vagues gelées vous guideront, c’est là votre avenir.
Elles semblent féroces, mais je vous assure qu’elles céderont à votre bonne foi, à vos nobles intentions.
Un jeu d’enfant.
Non, tu n’étais plus un jeu d’enfant lorsque le gel t’a saisi, lorsque le gel nous a saisis.
Dans une douce sueur, nous nous émerveillions devant l’offrande de tes grands arbres luxuriants, de ton herbe, de tesmbuissons.
Le firmament bleu et noir parsemé d’étoiles nous avait pourtant promis des rêves et des aperçus
de ce qui allait arriver le lendemain.
Cet espoir que nous avions s’évanouissant alors que nos os et nos âmes se blottissaient dans la mort.
Le soleil danse sur ton feuillage
et te baigne d’un halo pour la journée.
Un grand nid d’oiseau au cœur de ton tronc vide, il sera peut-être, au printemps ou à l’été prochain, le refuge des jeunesoiseaux.
Sainte Croix tu es assise, sereine, ravie par la brise légère qui fait onduler les vagues saumâtres.
Les oursins, les pierres de sable murmurent pour invoquer tes fantômes.
Doucement, bonjour, bonjour ?
Des fantômes ?
Je les vois, des milliers maintenant, scintillants et étincelants,à travers toutes les ondulations qui t’enveloppent.