Saint Croix Island
paintings and 3 poems
I said :
Leave now, cross to the mainland
The frozen waves will guide you to your future.
They look fierce but I assure they will yield to your good faith, to your noble intentions.
Piece of cake
No you were not the piece of cake anymore when the frost seized you, when the frost seized us.
In sweet sweat we marveled at the offering of your lush tall trees, your grass, your bushes.
The star dotted firmament blue and black - deep promised us dreams and insights
of what would come tomorrow next.
This, a fading hope we held as our bones and souls huddled in death.
The sun dances upon your foliage
beams you a halo for the day.
A tall bird’s nest at your core, empty, maybe next Spring or Summer's
haven for the winged relève.
Poised you sit, delighted with the light breeze teasing brackish waves to ripple.
Sea urchins, sand stones whisper, invoking your ghosts
Quietly, hello, hello?
Ghosts?
I see them, thousands now flickering and sparkling
through all and all ripples embracing you.
Île Sainte Croix
tableaux et 3 poèmes
J'ai dit :
Partez maintenant, traversez vers le continent.
Les vagues gelées vous guideront, c[est votre avenir.
Elles semblent féroces, mais je vous assure qu'elles céderont à votre bonne foi,
à vos nobles intentions.
Un jeu d'enfant.
Non, tu n'étais plus un jeu d'enfant lorsque le gel t'a saisi, lorsque le gel nous a saisis.
Dans une douce sueur, nous nous émerveillions devant l'offrande de tes grands arbres luxuriants, de ton herbe, de tes buissons.
Le firmament bleu et noir parsemé d'étoiles nous avait pourtant promis des rêves et des aperçus
de ce qui allait arriver demain.
Cet espoir que nous avions s'évanouissait alors que nos os et nos âmes
se blottissaient dans la mort.
Le soleil danse sur ton feuillage
et te baigne d'un halo pour la journée.
Un grand nid d'oiseau au cœur de ton tronc, vide, sera peut-être au printemps ou à l'été prochain le refuge des jeunes oiseaux.
Tu es assis, serein, ravi par la brise légère qui fait onduler les vagues saumâtres.
Les oursins, les pierres de sable murmurent, invoquant tes fantômes.
Doucement, bonjour, bonjour ?
Des fantômes ?
Je les vois, des milliers maintenant, scintillants et étincelants,
à travers toutes les ondulations qui t'enveloppent.

La Vallée des miracles
Poème et peintures d'émerveillement pour mon amour
Retrouve-moi dans la Vallée des miracles.
Il n'y aura pas foule,
Personne n'y va souvent.
Et si on apportait un pique-nique ?
Du vin ou du cidre, peut-être ?
Pourquoi pas ?
Quand y es-tu allé pour la dernière fois ?
Je l'ai traversée, mais je ne savais pas alors,
que c'était la Vallée des miracles.
Étais-tu seul ? Non, je t'ai vu là,
Tu ne savais pas pourquoi j'étais là.
Nous nous sommes rapprochés.
Nous avons entendu des murmures de bénédictions. Envoûtés par le bonheur,
nous sommes restés là, le cœur empli de grâce.
The Valley of miracles
poem and paintings of wonderment for my love
Meet me in the valley of miracles.
It won’t be crowded there,
No one goes very often.
Can we bring a picnic?
Even wine or cider?
Why not.
When was the last time you went?
I walked through it but I did not know then
It was the Valley of miracles.
Were you alone?
No, I saw you there,
You did not know
Why I was there.
We walked towards each other.
Whispers of blessings we heard.
Mesmerized with bliss we stood, our hearts
ointed with grace.

The pathless woods
A poem and oil paintings of atmospheric and ethereal impressions of land and sea in the Bay of Fundy.
An ongoing series for 2025 and 2026.
Did you look for pleasure or wonderment
when you went?
No, my eyes were tired. I went to smell the variations of greens, the faint ones, the rare ones, the light ones.
They taught me new words and I pinned them like medals on my coat.
I also remembered how to listen to the wet dark earth between my fingers and my toes.
A chorus of whispers and glistening exclamations to fill my pockets.
Night faded in casting hovering stars and I fell asleep in the pathless woods.
Les bois sans chemin
Avez-vous rercherché le plaisir ou l'émerveilement en y allant?
Non, mes yeux étaient fatigués. J"y suis allée pour humer les variations de verts, les plus tendres, les plus rares, les plus légers.
Ils m'ont appris de nouveaux mots et je les ai épinglés comme des médailles sur mon manteau. J'ai cru entendre la terre noire et humide entre mes doigts et mes orteils: Un choeur de chuchotements et d'exclamations scintillantes à en remplir mes poches. La nuit s'est évanouie avec les étoiles flottantes et je me suis endormie dans les bois sans chemin.



























