TOPOGRAPHY OF FATE
I see you are a map of crevasses and corridors,
escarpments and hollowed out grass fields.
Hovering shadows of time move ever so slowly
above and around you,
yet always some beam of light and then another flicker.
Spontaneous
and unhurried by invisible winds.
Satellites of hope and despair.
Can you hear them though?
Yes, cackling, singing, screaming a bit,
chanting, praying and quietly sighing or smiling.
A tide is rising, look at the branches naked now
in a whirlwind of leaves,
that fly with the seabirds
with or without us.
With us for now.
See the clouds sinking into blue waves now speckle grey,
See that sliver of shoreline shimmering silver
with or without us.
With us for now.

Je vois que tu es une carte de crevasses et de couloirs,
d'escarpements et de champs d'herbe creusés.
Les ombres temps flottent et se déplacent si lentement
au-dessus et autour de toi,
pourtant il y a toujours un rayon de lumière, puis un autre qui scintille.
Spontanés et sans hâte, ils se laissent portés par des vents invisibles.
Ses satellites d'espoir et de désespoir peux-tu les entendre ?
Oui, caquetant, chantant, criant un peu, psalmodiant, priant et soupirant ou souriant doucement.
La marée monte, regarde les branches désormais nues,
derriere un tourbillon de feuilles,
qui s'envolent avec les oiseaux marins, avec ou sans nous.
Avec nous pour l'instant.
Regarde les nuages s'enfoncer dans les vagues bleues désormais parsemées de gris,
Regardez cette bande de littoral miroiter d'argent,
avec ou sans nous.
Avec nous pour l'instant.
The night sky
all by itself
in my neighbor’s backyard.
Constellations
of party lights flickering brighter
than rows of city lamps posted
up and down Berlin on a cold Spring's night.
A cabaret of quietude.
Dimly lit a nighttime of delight.
Hanging lanterns and
tall shadows or shapeshifters
Whistles and sighs –
Is this Berlin another Easter's eve?
.
THE NIGH(T) SKY
LE CIEL NOCTURNE

Le ciel nocturne
tout seul
dans le jardin de mon voisin.
Des constellations
de lumières festives scintillant plus fort
que les rangées de lampadaires urbains
qui jalonnent Berlin par une froide nuit printannière.
Un cabaret de quiétude.
Faiblement éclairée, une nuit de délices
de lanternes suspendues projetant
de grandes ombres ou métamorphes.
Des sifflements et des soupirs –
Serait-ce Berlin en cette veillée pascale.















